Mario Giacomelli. Oltre il visibile.

Du 21 mars au 13 septembre 2026, Centre Saint-Bénin d'Aoste.

Giacomelli (1925-2000) a été le protagoniste d’une période durant laquelle, à partir de l’après-guerre, la photographie s’est définitivement affranchie de son rôle secondaire par rapport aux arts majeurs, acquérant une autonomie poétique et expressive qui lui est propre. Créateur, dès ses débuts, d’un langage original fait de contrastes et de dissonances, reflet de son monde intérieur, Giacomelli est apparu bouleversant dans son regard sur le paysage et sur les thèmes délicats de l’humanité : son « réalisme magique » dépassait la vision néoréaliste de la photographie italienne, l’enrichissant d’un expressionnisme intime et matériel. C’est une photographie qui naît de situations concrètes — un hospice, un séminaire, la vie paysanne — mais qui va bien au-delà du visible, transformant chaque image en une scène intérieure, en une vision poétique et personnelle du monde.

« L’exposition, déclare l’Assesseur Erik Lavevaz, reflète l’idée ambitieuse de toucher non seulement les passionnés de photographie, mais aussi un public hétérogène. Nous sommes convaincus qu’une offre artistique diversifiée est à la base d’une société ouverte et consciente : c’est pourquoi travailler à construire une proposition culturelle plurielle, c’est investir dans la croissance de notre communauté, en consolidant un modèle qui s’adresse aussi bien aux Valdôtains qu’à ceux qui visitent notre région et se trouvent impliqués dans un contexte culturel composite et articulé. »

L’exposition, organisée par Bartolomeo Pietromarchi et Katiuscia Biondi Giacomelli, entend restituer au public la complexité, la densité et la stratification d’une œuvre qui continue d’échapper aux définitions canoniques de l’un des plus grands artistes italiens du XX° siècle : d’un côté, l’exploration de la matière, du signe, de la vision artistique ; de l’autre, la force poétique de la photographie comme forme lyrique de la pensée et de la mémoire.

Le parcours de l’exposition est conçu pour présenter les ensembles les plus significatifs de la recherche de Mario Giacomelli selon une modalité qui lui était particulièrement chère : la forme non chronologique. Non pas une simple succession d’étapes biographiques, mais un entrelacs de visions, de renvois et de résonances qui traversent l’ensemble de son œuvre.

Le tre sezioni che compongono l’esposizione riuniscono oltre 150 immagini provenienti da serie diverse (tra stampe vintage e provini di stampa corredati da materiali documentari come manoscritti e poesie dell’artista), che sono accostate per affinità poetiche, tematiche e formali.

«I paesaggi di Giacomelli e le sue audaci sperimentazioni al limite dell’astrazione – commenta Daria Jorioz, curatrice del programma espositivo del Centro Saint-Bénin – hanno la consistenza impalpabile del sogno, ma sono soprattutto le fragili esistenze dei giovani seminaristi del celebre lavoro Io non ho mani che mi accarezzino il volto ad essere indimenticabili. Il bianco e nero di quelle stampe fotografiche è teso e intenso, duro e puro. Eppure quelle stesse immagini rivelano una sovrabbondanza di tenerezza, di leggerezza e di compiuta poesia. Ci restano impresse nella memoria come quei brani pittorici o letterari che non esitiamo a definire capolavori. Giacomelli ci narra, tra incanto e disincanto, l’ambiguità della condizione umana, in precario equilibrio tra aspirazioni e promesse che la vita non manterrà.»

Mario Giacomelli nasce nel 1925 a Senigallia, città dalla quale non si allontanerà mai, per cui sarà il mondo dell’arte, negli anni, a raggiungerlo nella Tipografia Marchigiana, sua dal 1950. Inizia a fotografare nel 1953 sotto la guida del maestro Giuseppe Cavalli, che riconosce subito in Giacomelli un carattere nuovo e così forte da lasciare un segno nella storia della fotografia.

Nel 1962 espone in mostre personali a Parigi e Barcellona, mentre nel 1964 è l’unico italiano selezionato per The photographer’s eye, la celebre mostra curata da John Szarkowski per il MoMA di New York. Saranno quelle le prime tappe di un’ascesa inarrestabile che negli anni successivi ha visto Giacomelli esporre nelle principali gallerie e musei internazionali. Divenne un punto di riferimento per i fotografi italiani degli anni Sessanta e ancora oggi fonte d’ispirazione per i fotografi di tutto il mondo. La sua fama è ormai mondiale e i musei di tutto il mondo acquisiscono sue opere per le loro collezioni permanenti.

Mario Giacomelli, Io non ho mani che mi accarezzino il volto, 1961–63 Tirages à la gélatine aux sels d'argent © Archivio Mario Giacomelli

informazioni al pubblico

L’exposition, conçue et organisée par la maison d’édition Electa en collaboration avec l’Archivio Mario Giacomelli, est accompagnée d’un livre-catalogue publié par Electa, inclus dans la collection des monographies Electaphoto.

Billets: plein tarif € 8, tarif réduit € 6. Entrée gratuite pour les moins de 18 ans.

Exposition intégrée dans le circuit Abbonamento Musei.

Horaires: mardi-dimanche, de 10h à 13h et de 14h à 18h.

Centre Saint-Bénin, Via Festaz 27 – 11100 Aoste

Tél. +39 0165 272687

Source: Assessorat de l’Instruction, de la Culture et des Politiques identitaires – Service de presse Région Autonome Vallée d’Aoste.